Une petite photo pour vous faire partager la surprise après la première nuit d’installation de la serre, nous avons eu un couple de visiteurs qui a inauguré la serre, une nuit d’hôtel gratis en somme.
Après l’installation de la serre, nous passons évidemment à l’installation de l’intérieur de la serre. Comme les nuits sont froides et que c’est une serre froide, nous optons pour le choix de faire un châssis avec une couche sourde pour réchauffer un peu l’atmosphère.
Je vous résume rapidement ce que j’ai pu lire dans nos livres de jardinage et sur les forums internet, il y a possibilité de réaliser des châssis, la plupart du temps c’est en extérieur et pas dans une serre, dans lesquels on met une certaine épaisseur de fumier frais (cheval, mouton, ces derniers sont aussi appelés fumier chauds). En utilisant le phénomène de fermentation du fumier, on peut ainsi avoir un chauffage naturel du châssis vers les 15-20°C qui pourra durer jusqu’à 2 mois. C’est pratique pour faire des semis qui nécessitent un sol réchauffé type tomates, poivrons, aubergines, melons et cucurbitacées en tout genre.
Méthode de la couche chaude :
on utilise du fumier frais sur une épaisseur de 50cm (si l’humidité n’est pas suffisante il faut l’arroser), on ajoute une couche de terre-terreau sur 20cm. Lors du processus de fermentation, la température va s’élever jusqu’à 100°C, on appelle cela le coup de feu. Il faut dans ce cas, bien surveiller la température du sol et lorsqu’elle est redescend en-dessous de 20°C, on peut réaliser les premiers semis.
Méthode de la couche sourde :
on utilise du fumier moins frais et sur une épaisseur seulement de 30cm, on ajoute une couche de terre-terreau de 20cm. La fermentation est moindre et les températures aussi. C’est la méthode pour laquelle j’ai optée…
– parce que c’était hyper difficile de creuser une fosse contre le mur de la maison qui est construite sur de la pierre,
– parce que nous avions du fumier qui me semblait pas très frais, en tout cas pas chaud en mettant la main dedans donc pas en fermentation,
– et parce que ma copine portugaise avait déjà fait tous ses semis de tomates, poivrons, aubergines et que j’avais envie de semer de suite (j’essaie de me recaler sur les habitudes au Portugal, le calendrier des semis y est très différent de la France, climat oblige !).
Allez, quelques photos de la réalisation des châssis. Pour la couche de 20cm qui recouvre le fumier j’ai mélangé : terre sableuse, fertilisant bio, sable, vermicompost, terreau.



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