L’Oasis des 3 chênes ressemble réellement à une Oasis de biodiversité, oiseaux, insectes, mammifères, amphibiens, reptiles…

… au milieu d’une forêt de chênes liège gérée en monoculture. Les nettoyages aux alentours de l’Oasis de la forêt sont malheureusement réalisés à l’aide d’engins de chantier équipés à l’arrière d’un rouleau avec une vingtaine d’énormes fraises qui labourent le sol et détruisent toute la microfaune du sol, coupent les racines superficielles des arbres, laissant derrière elles un sol à nu, qui s’érode dès les premières pluies et où on ne trouve plus trace de biodiversité que ce soit de la faune ou de la flore.

Heureusement, de çà et là, apparaissent des zones qui commencer à être gérées de façon différente avec broyage. Il y a aussi la société Eco Interventions qui a vu le jour en 2014 avec une première prestation… à l’Oasis des 3 chênes. Nous avons été séduits par l’implication éthique de Tobias, créateur de la société, par ses compétences en botanique et le principe de leur intervention en total accord avec nos idées : réaliser un nettoyage intelligent de la forêt, en préservant la biodiversité, en supprimant les invasives, en reboisant avec des espèces endémiques.

Cet article vous propose de découvrir via quelques diaporamas la faune qui habite la forêt de l’Oasis :

Les oiseaux :

ne sont pas facile à photographier… d’où les photos un peu lointaines.

De mars à Septembre 2011, trois couples d’hirondelles rousseline ont élu domicile à l’Oasis. L’un d’eux a fait sa nichée dans la salle de bain que nous n’avions pas encore investie et que du coup, nous avons laissé à leur disposition pour cette année-là. Le 28 mai, nous avons eu la chance d’écouter les pépiements de trois petits que vous pouvez voir en photos ci-dessous.

Les chardonnerets sont présents mais pas faciles à prendre en photos dans les feuillages des orangers. Nous avons aussi au printemps un rossignol près de la « source au rossignol », des verdiers qui font des allers retours entre les chênes liège de l’entrée et le néflier, des rouges-gorges peu farouches qui se posent dans l’arbre à côté lorsque l’on travaille. De temps en temps, nous pouvons rencontrer sur les chemins de terre battue des huppes fasciées qui prennent un bain de poussière d’argile ou une perdrix qui se promènent avec les petits qui courent comme derrière une maman poule.

La nuit c’est surtout la chouette que l’on entend. Chaque année on ne l’entend plus pendant quelques mois puis de nouveau le chat revient, chaque fois différent.

D’année en année, nous avons de nouveaux oiseaux qui apparaissent, un couple de merles, un corbeau qui passe tous les matins (il doit sans doute travailler à Santa Marguerida et l’Oasis est sur son trajet, alors il nous dit bonjour en passant tous les jours à la même heure), n’oublions pas les geais avec leur magnifique plumage qui chantent comme une casserole mais imitent les aigles de façon trompeuse.