L’évolution de la société vous fait-elle peur ? Comment vous préserver, développer votre résilience écologique, assumer vos responsabilités et briller dans le chaos ?

Dans cet article nous allons voir comment le monde extérieur est un reflet de notre intérieur, comment réagir face à l’évolution de la société ainsi qu’une idée centrale fondamentale pour influer positivement la société de demain.

Est ce que vous succombez au chaos et au stress?

Une société malade, une population dont la santé se détériore

Le fait de vivre en dehors de la France, j’ai sans doute une vision plus détachée des évolutions de la société française. Je suis effarée des changements que j’ai pu constater ces 10 dernières années. J’ai parfois l’impression d’être dans un mauvais film. Les attentats à Paris, Nice, Strasbourg, les manifestations des gilets jaunes, les réponses brutales des forces de police, le non respect de l’humain, un cocktail de 12 vaccins obligatoires pour des bébés, les autorisations de semences OGM…

Si l’on considère ces évolutions comme des symptômes d’une société malade, gangrénée, nous pouvons voir en miroir une population dont l’état de santé se détériore tout autant, avec un développement des cancers, des maladies automimmunes. Le chaos extérieur est à l’image de notre chaos intérieur.

Des écosystèmes naturel qui s’appauvrissent, à l’image de nos biotes intestinaux

De même, la détérioration des écosystèmes extérieurs est à l’image de la détérioration de nos écosystèmes intérieurs. Notre biote intestinal s’appauvrit tout comme les champs ont vu disparaître les haies truffées de vipères, de lièvres, de perdrix. Les pare-brises sont limpides et nous ne sommes plus obligés de nous arrêter tous les 100kms pour les nettoyer. Aujourd’hui, un trajet de 2000 kms France-Portugal ne nécessite aucun nettoyage de pare-brise !

Des outils pour gagner du temps ou perdre nos capacités de concentration ?

Par ailleurs, on peut noter une accélération du temps. Au nom de la modernisation, tout devient géré en automatique, les services clients sur messagerie, les caisses automatiques, les applications mobiles. Nous sommes soumis à des sur-sollicitations en permanence. En parallèle, on peut constater au niveau personnel une perte de focus, une diminution des capacités de concentration, la superficialité des échanges, une qualité de présence qui n’est plus là.

 

Comment réagissez vous dans ce contexte chaotique et stressant ? Voyons comment vous pouvez vous préserver, développer votre résilience écologique et faire évoluer les choses dans le bon sens.

 

Comment réagir face à l’évolution de la société ? Comment vous préserver, développer votre résilience écologique et influer positivement cette évolution ?

Constater ces évolutions peut être déprimant. Alors comment réagir au mieux dans ce contexte ? Pourrions-nous considérer cette période de changement accéléré comme une belle opportunité de transformation des personnes et du collectif ?

J’ai noté différentes phases possibles dans ce chemin de transformation personnel.

Une première étape de déni face à l’évolution de la société

Phase de déni face à 'effondrement

Si vous commencez à regarder :

  • les vidéos d’effondrement,
  • la disparition accélérée des espèces, le réchauffement climatique, la montée du niveau des mers et la disparition potentielle de pays,
  • la chute prochaine de la bourse, un nouveau crac boursier qui entraîne la fermeture de nombreuses entreprises, la disparition de 75% des emplois dans les 15 prochaines années,
  • la montée des intelligences artificielles, le transhumanisme, …

Au secours !!!! Vous aurez sans doute juste envie de mettre la tête dans le sable, de retourner sous la couette ou de partir sur une autre planète.

Une seconde étape d’acceptation

Une fois que l’on accepte de regarder la réalité en face, on peut passer à l’étape suivante.

Une 3ème étape de choix.

Vous pouvez choisir à quoi vous donnez de l’énergie, du temps, de l’attention; Est ce que vous regardez la télé ? Est ce que vous regardez les informations ? Quels livres lisez-vous ? A qui, à quoi offrez-vous votre temps si précieux ?

Personnellement, je ne regarde plus la télévision et les informations depuis une quinzaine d’année ; Je ne m’en porte pas plus mal. Je refuse de regarder des séries, c’est un piège mangeur de temps; Je préfère donner mon temps à autre chose.

Prendre conscience que tout est une question de choix. On peut choisir de mettre en place des filtres : que laisse-t-on entrer dans notre monde ? Qu’est ce que l’on refuse ?

Une dernière étape : la responsabilisation dans l‘action

Enfin, la phase considérer quelles sont les évolutions possibles ? Oui je sais bien que cela nous dépasse. Alors juste revenir à soi, à l’endroit où l’on vit et voir ce que l’on peut faire localement. Ce qui nous amène à la dernière étape, la phase de responsabilisation par l’action. A titre d’exemple, ces 10 dernières années ont vu l’émergence de nombreuses Oasis. De quoi redonner espoir.

Petit encart « Une Oasis c’est quoi ? »

Une Oasis c’est quoi ? Un lieu de vie où nous expérimentons des alternatives pour construire le Monde de Demain : jardin en permaculture, alimentation et santé au naturel, écohabitat. (Définition de l’Oasis des 3 Chênes). Ce sont des lieux de vie à haute résilience écologique !

C’est Pierre Rabbhi qui avait lancé cette idée d’Oasis en tous lieux. Le mouvement des Oasis en tous lieux a ensuite été repris par le collectif Colibri. En une dizaine d’année, c’est de l’ordre de 500 Oasis qui se sont créées en France !

Développer sa résilience écologique et revenir aux fondamentaux

Afin de compléter cette partie explicitant le chemin de transformation personnel et collectif que nous pouvons emprunter, j’avais envie de pointer du doigt l’importance d’une réflexion sur nos valeurs. Revenir aux valeurs centrales me paraît essentiel dans ce contexte.

Survivaliste, être complètement autonome ?

Je ne crois pas aux survivalistes, je ne crois pas aux personnes qui veulent protéger leur propre personne, devenir complètement autonome, se munir d’armes pour se protéger dans le cas d’effondrement avec des stocks de nourriture au cas où. Peut-être qu’’ils auront raison, c’est possible mais je trouve ça triste. S’isoler et mettre des barricades entre nous et le reste du Monde. Ça ne me fait pas vibrer. Ce n’est pas le scénario auquel j’ai envie de contribuer pour construire le Monde de demain. Il manque selon moi le côté intelligence collective et cette solution me semble assez illusoire.

Les hippies pauvres, incarner la belle verte ici et maintenant

Développer sa résilience

Image issue du film Perdrix

Désolée, je vais peut-être vous décevoir mais je ne crois pas non plus aux hippies pauvres, qui rejettent le système financier capitalistique et patriarcal, qui essaient de vivre en dehors du système, un peu comme dans le film de Coline Serreau « La belle verte». J’aime beaucoup ce film au demeurant. Ceci dit, c’est sans doute en avance de 500ans. Aujourd’hui, basiquement vous devez vous déplacer, la voiture c’est bien pratique, l’essence aussi, les raffineries indispensables. J’aime les merveilles technologiques humanistes comme la possibilité de recevoir une ponction cardiaque, comme celle dont j’ai bénéficié en août 2017 et qui m’a permis de continuer à vivre cette incroyable expérience humaine.

Développer sa résilience écologique

Je crois que c’est indispensable de continuer à apprendre tout le temps, de se développer, de développer ses capacités, sa résilience.

Vous voulez développer votre résilience écologique ? Booster voter inspiration pour passer à l’action ? Participez à un stage de l’Oasis !

Je consulte les stages Oasis à l’agenda

Petit encart sur la résilience écologique

Paraît-il que c’est un mot à la mode. Pour moi, ingénieur de formation, la résilience c’est avant tout une notion de matériau. Imaginez une brique d’un matériau quelconque que vous tenez entre vos 2 mains. Vous exercez maintenant une pression pour tordre ce matériau entre vos mains. Quand vous relâchez la pression, il revient à sa position initiale ou pas. C’est sa capacité de résilience, sa capacité de répondre à une contrainte, de s’adapter. Si votre brique de matériau se casse sous la pression, sa capacité de résilience est nulle.

Si l’on parle de vous maintenant, votre résilience écologique, c’est votre capacité à faire face aux changements, notamment dans ce contexte d’évolutions sociétales accélérées.

 

S’ouvrir au collectif et à l’intelligence collective

L’intelligence collective est pareillement une valeur phare à laquelle je crois. J’ai pu l’expérimenter avec la chorale. Je suis époustouflée de la qualité du concert que nous arrivons à monter, rien qu’avec des amateurs, une vingtaine de personnes réunies et motivées, une chef de choeur qui assure et à la fin un auditorium de 250 personne complet et des applaudissements à tout rompre. Cette expérience que je vis chaque samedi avant Noël depuis 3 ans me ravit le coeur. C’est magique !

Voilà pour le côté intelligence collective. Croire que l’on peut faire des merveilles tout seul, c’est oublier que les autres nous apporte inspiration, idées, soutien, amour et nous font briller au travers de leurs yeux. Briller tout seul n’a aucun intérêt !

Les capacités de régénération de la Nature

Ensuite, un dernier point que je voulais aborder c’est les capacités de régénération de la Nature et notre responsabilité face à elle.

La nature est résiliente. Elle est capable de se renouveler de façon incroyable. Je vis en pleine Nature depuis 8 années et je ne m’en lasse pas; A titre d’exemple, c’est réjouissant de voir ce qu’a donné la bouture de romarin que j’ai réalisée il y a 3 ans. Maintenant, chaque matin, je contemple un magnifique arbuste et une ribambelle d’abeilles qui y butine, j’écoute le bourdonnement et j’apprécie leur ballet harmonieux .

Pour autant la nature a besoin d’une Oasis pour se régénérer. Elle a besoin d’une goutte de forêt, d’une réserve de biodiversité, de semences, pour se régénérer et c’est là que nous avons notre responsabilité, où nous pouvons intervenir en tant que colibri.

Notre responsabilité à briller

visuel professionnel du bien-être

C’est ce qui me motive à tenir la barre de gardienne de l’Oasis, à affronter les tempêtes personnelles que j’ai subies en 2019, à garder la tête haute et à ne pas abandonner, revendre et reconstruire un nouveau chemin ailleurs. Non, j’ai regardé les difficultés, les gros problèmes et je me suis dit, ok, je laisse ça de côté, mes émotions, et je trouve une solution pour l’Oasis car c’est un projet qui fait sens pour moi. Ce n’est presque rien, juste une goutte de forêt. Mais c’est une goutte de foret d’une valeur inestimable.

Car c’est une goutte de foret au milieu d’un cimetière de chêne liège. La forêt se meurt. Elle est saccagée, nettoyée à outrance, des exploitants viennent y tirer le chêne liège, récolter les bois mort. Le climat se fait rude, les pluies se font rares. D’ailleurs, ce n’est plus une forêt, c’est une monoculture de chênes liège qui se meurent, il n’y a plus d’écosystème.

Alors c’est pour cette raison que l’Oasis est si belle. 25 années à l’abandon avant notre arrivée, la Nature y a repris ses droits et c’est une richesse incomparable en terme de biodiversité. C’est aussi un refuge pour les oiseaux qui sont revenus, pour les animaux de toute sorte : loutre, belette, perdrix, sanglier, renard, salamandre, crapauds, grenouilles, rainettes de méditerranée…

C’est la raison pour laquelle de suis gardienne de l’Oasis malgré les imprévus dans ma vie qui auraient pu me faire chavirer. C’est de ma responsabilité de briller et de faire ma part de colibri.

 

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A bientôt !

 

Crédits photos :

  • CANVA
  • Image illustrant le paragraphe, les Hippies pauvres issue du Film Perdrix