Vous voulez faire vos propres semis ?

A vrai dire, réussir ses semis, ce n’est pas compliqué, c’est une question de bon sens. Si vous prenez le rôle de maman attentionnée envers vos nouveaux bébés plantes, que vous êtes à leur écoute, nul doute que vous ferez les bons choix. Ceci dit, quelques conseils ne seront pas superflus car il faut parfois quelques saisons pour ajuster le tir selon votre propre retour d’expérience ! Nous allons passer en revue dans cet article les paramètres essentiels à prendre en compte.

Vous allez découvrir mes secrets de jardinière et notamment :

  • le critère n°1 pour réussir ses semis et éviter d’attendre patiemment un mois à regarder votre terrine de semis où rien ne sort,
  • mes astuces pour éviter que les limaces ne ratiboisent vos jeunes plants en une nuit,
  • quels paramètres prendre en compte pour réussir vos semis.

 

parametres_semisLe critère n°1 pour réussir ses semis : des semences de qualité

C’est la base de la base. Toutes les semences ont des capacités germinatives différentes, allant de 3 mois pour les semences d’Angélique à 100 ans pour la mortelle Datura stramoine. Cela signifie qu’une graine récente a plus de chance de germer qu’une vieille graine. Si vous avez un paquet de semences récoltées l’année dernière, peut être 80% des graines sont capables de germer si vous les semez cette année et si vous avez un sachet de graines qui était oublié depuis 10 ans dans votre remise… avec un peu de chance, vous allez avoir une graine qui va pointer.

Vous n’êtes pas sûr de la qualité de vos graines ? Faite-un test germinatif dans des conditions idéales avant de semer. Cela vous évitera de gâcher du terreau, de l’eau, du temps et d’occuper de la place pour rien outre la déception de ne rien voir sortir.

L’attention du jardinier

L’attention du jardinier est essentielle, je couve mes bébés plantes du regard et je vais regarder si tout ce passe bien tous les jours… voire même la nuit. Et oui, il m’arrive que mes plantes m’appellent à l’aide. Ainsi, un soir, j’ai abandonné la table familiale, je sentais qu’il fallait que j’aille d’urgence dans la serre… et effectivement j’ai retiré pas moins de 10 escargots cette nuit là : « Allez hop ! tout le monde dehors ! ». Si, c’est à faire. Les escargots sortent la nuit, vous passez voir vos plants 2 ou 3 nuits de suite vers 22h surtout s’il fait humide, cela suffit et vous éviterez la catastrophe.

Et si vous ne pouvez pas passer la nuit, je vous suggère de vérifier sous vos barquettes la présence d’intrus (ils aiment bien dormir sous leur garde-manger) et de mettre de l’anti-limace bio pour les barquettes les plus sensibles : cucurbitacées, salades et choux. Je me souviens d’être passé l’année dernière une nuit et d’avoir retiré un gros pépère escargot qui venait de se faire une ligne de tamarilhos (c’est un arbre à tomates, je vous écrirai un article sur lui bientôt). Sachant que ces tamarilhos, je les avais semés avec mes propres graines, que c’était expérimental et qu’ils ont mis plus de 2 mois pour pointer leur nez (et oui, le jardinier doit être patient), vous imaginez que j’étais contente de passer à temps dans la serre cette nuit là !

Si avec le temps vous vous prenez de passion pour les semis et que pour vous la nuit, c’est vraiment pas possible d’aller zieuter vos bébés à la torche, vous pourrez investir dans une table de germination. Voici une photo de ma dernière acquisition nouvellement en service :

table de germination galvanisée

Avec elle, finies les sorties de nuit pour veiller sur mes bébés plants. Et pour l’instant, aucun intru n’a tenté l’escalade des pieds de la table. Et, cerise sur le gâteau, maintenant je suis à hauteur pour travailler. Autant dire que cette année, je suis prise de folie de semis. Toutes mes barquettes sont déjà remplies en un mois.

Les besoins de vos bébés plantes ou quels sont les paramètres à prendre en compte pour réussir ses semis

tomatesVos bébés plantes doivent avoir :

  • de la place : un contenant adapté à leur taille grandissante. Pour certaines plantes (fleurs, salades, choux, les nouvelles plantes que je ne connais pas), je change jusqu’à 2 ou 3 fois de contenant au fur et à mesure de leur croissance. Cela me permet d’enrichir le terreau avec du compost au changement de pot et de redonner de nouveaux nutriments.
  • de la lumière : sinon çà file vers le haut, les plants sont chétifs et c’est la fonte des semis assurée au repiquage,
  • de l’eau : le terreau doit rester tout le temps humide sans être détrempé
  • des nutriments : pas forcément dans la première phase de croissance mais assez rapidement tout de même

 

Dans l’article suivant, nous verrons la suite des paramètres à prendre en compte pour réussir ses semis à tous les coups, notamment, la qualité du terreau et quelques conseils qui vous feront économiser des heures de travail… mes trucs et astuces de jardinière, notamment pour

  • avoir des semis qui poussent bien,
  • utiliser votre propre compost sans avoir des milliers de graines adventices qui germent.

 

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