Jorge revient de sa cueillette quotidienne, le panier en osier débordant de trésors répondant aux doux noms de stellaire intermédiaire, nombril de Vénus, picridie, laiteron maraicher, mélisse, plantain corne de cerf, mauve, hampe de fenouil, fleurs et feuilles de capucine, de bourrache, de calendula… Quelques minutes plus tard, c’est un saladier coloré aux multiples textures et saveurs qui trône en première place sur la table. Allez, tendez l’oreille, je vous raconte cette belle histoire, ce magnifique lien avec les plantes…

Expérimenter et vivre l’abondance :

Avoir la connaissance et l’expérience pour aller récolter des plantes sauvages comestibles est une richesse par de nombreux aspects :

  • D’une part pour bénéficier de la richesse nutritionnelle des plantes sauvages. Elles apportent beaucoup plus de vitamines, minéraux et oligoéléments que n’importe quel légume cultivé, même de façon biologique.
  • Pour bénéficier de leur richesse gustative. Rien à voir entre une salade de plantes sauvages et une banale salade verte. Une fois que l’on a découvert la diversité, la puissance et la richesse des saveurs et aromes des plantes sauvages, les vulgaires salades de supermarché paraissent fades, sans goût, sans texture, aqueuses, défraichies.
  • Pour bénéficier de plantes pleines de vitalité juste cueillies. Quoi de mieux que d’aller dehors, de ramasser les plantes, et de les manger aussitôt !
  • C’est vivre et expérimenter l’abondance de la Nature qui nous offre à profusion de quoi nous nourrir.
  • C’est aussi pouvoir aller chercher sa nourriture gratuitement, sans avoir à travailler pour faire un jardin, avec gratitude, respect et conscience.

 

C’est aussi rassurant de gagner en autonomie, de maîtriser un peu plus sa nourriture et d’être capable de se nourrir autrement. C’est un premier pas pour retrouver sa souveraineté et cela aussi, c’est une belle richesse.

 

Prendre soin de sa santé :

  • Les plantes sauvages, avec les graines germées et les jeunes pousses, font partie des aliments biogéniques*, c’est à dire des aliments qui régénèrent la Vie. Elles sont d’une grande richesse nutritionnelle et pleine de vitalité.
  • Les plantes sauvages sont aussi riches en fibres, font office de balai intestinal, et permettent une détox naturelle. C’est assez impressionnant en début de saison, après un premier repas de plantes sauvage le soir, de se retrouver au lit et d’entendre tous ces bruits de tuyauterie qui se nettoie et le lendemain matin, hop, vite ! à la toilette sèche ! A noter qu’il faut toutefois être attentif, la détox peut se transformer en purge selon les dosages, il faut savoir s’écouter et ajuster les quantités.
  • C’est l’opportunité d’aller se promener, d’être dehors, de s’oxygéner, de prendre l’air. Nous sommes si souvent enfermés devant un écran ! Comme dit le dicton, « une journée de sentier, 8 jours de santé ».

 

Renouer le contact avec son environnement :

  • Combien de personnes foulent aux pieds pendant des dizaines d’années l’herbe sans s’apercevoir qu’il y a véritablement un monde à leur pied ? sans s’apercevoir que sur un mètre carré « d’herbe » il y a plus d’une vingtaine de plantes différentes avec chacune leur personnalité, leurs usages spécifiques ? S’intéresser à la botanique, c’est apprendre à regarder, développer et affiner son regard, voir plus de choses, développer sa sensibilité et être plus présent par la suite pour capter ces bulles de bonheur, ces cadeaux quotidiens que nous offre la Nature. Vous êtes vous-déjà posé la question le soir, quels furent les trois plus beaux instants de votre journée ? je vous livre quelques exemples personnels : le renard qui est passé à 50 mètres de la fenêtre de la chambre au petit réveil, ces cris caractéristiques puis la jolie spirale au-dessus de ma tête d’un couple d’aigles, la brume matinale lors de la balade en forêt et les rayons du soleil qui la transperce, l’impression d’être dans une forêt enchantée… C’est un exercice vraiment très intéressant à faire et que je vous conseille pour prendre un peu de recul sur ce qui est vraiment important et pour surtout, ne pas passer à côté tous les jours de votre Vie.

 

  • Eveiller sa conscience. C’est aussi élever son niveau de conscience via notre alimentation, faire l’expérience que nous faisons partie de notre environnement, que nous lui sommes liés, que nous en dépendons. Cela amène forcément à le respecter, à le protéger, à cueillir, ramasser, manger ou transformer les plantes sauvages en conscience, ressentir et faire grandir la gratitude en nous pour ces cadeaux au quotidien. C’est spiritualiser notre lien avec la Nature.

 

Prendre notre place d’humain au sein de la Nature et des autres :

C’est par la suite la possibilité de partager cette connaissance acquise avec ses proches, en leur faisant découvrir une recette de plantes sauvages, c’est la possibilité de sensibiliser un enfant en lui montrant une plante comestible.

 

C’est faire notre part de colibri : « découvrir, s’émerveiller, protéger ». Savoir notamment comment préserver une station de plantes sauvages.

 

C’est renouer avec notre lignée d’êtres humains à leur place au sein de leur environnement et redécouvrir les savoirs ancestraux, les usages traditionnels des plantes sauvages, comestibles, médicinales, cosmétiques et autres. C’est aussi en tant que femme, renouer avec les femmes enchanteresses de notre lignée, les femmes qui savent, connaissent, respectent, aiment, protègent, des femmes reliées à leur âme, des « Femmes qui courent avec les loups » (livre de Clarissa Pinkola Estès).

 

Voilà d’excellentes raisons pour vous mettre à la botanique ! et une petite dernière, soutenir un projet avec de belles valeurs, alors, çà vous tente ?

Vous souhaitez participer à un stage botanique et plantes sauvages à l’Oasis ? c’est ici !